New York Story 50

crcabine.jpg “The City Reliquary” :

Un petit musée pas comme les autres en sursis…

 

Ce matin, j'ai reçu ce mail ci-dessous, que je laisse dans son intégralité. Il a été écrit par Dave Herman, fondateur et président de ce musée de quartier. Le musée est à deux dollars de fermer, et il appelle à l'aide. Et si, au lieu d'aller au MOMA, au MET, au Guggenheim, vous alliez découvrir celui-ci, sans prétention mais drôle, émouvant et si “old-fashioned”.

 

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La salle principale du City Reliquary

 

Ce musée se veut la mémoire d'un Brooklyn qui n'existe plus, un Brooklyn un peu surréaliste, décalé, ouvrier, un Brooklyn comme on peut le voir dans le film de Paul Auster “Brooklyn Boogie”. Dans ce petit lieu dont j'avais trouvé la porte par hasard, le bric-à-brac de cette mémoire sauvegardée par un collectif d'amis et d'artistes, vous fera rire, sourire, soupirer, admirer, vous esclaffer. Des vitrines à l'ancienne façon cabinet de curiosité, une cabine d'un peep-show de saloon, le kiosk à journaux reconstitué d'un personnage local, un clou du métro de Brooklyn, voilà quelques pièces du fond de ce drôle de musée.

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Quelques vitrines et leurs trésors

Dans la petite boutique, vous pourrez acheter des “Souvenirs” et parmi eux des cafards en plastique plus vrais que nature… Pour ceux qui aiment un New York insolite et loin des clichés, une visite est incontournable ! De plus, la fameuse salle de concert “The Knitting Factory” chassée de Manhattan ( et oui la spéculation immobilière continue…) vient de s'installer tout à côté.

Le prix d'entrée était libre lorsque j'y suis allée, (mais avec la crise…) Chacun donnait ce qu'il souhaitait. Allez-y, votre visite peut sauver ce lieu et son âme brooklynienne.

Le mail en question , en anglais of course :

“A Personal Appeal from our Founder, Dave Herman:

 

Dear friends and supporters,
With great excitement we have just opened a new 3-month long exhibition at the City Reliquary Museum called, “Company Journals of the Southside Firehouse”curated by Firefighter Pat D'Emic of Hook & Ladder Company 104 here in Williamsburgh. This show uses the daily log book entries of our local FDNY firehouse to explain a rich history of the fire service in north Brooklyn. Beautifully handwritten entries, dating back to 1903, detail notorious fires such as the American Sugar Refinery Fire (now known as the Domino Sugar Factory), and the infamous Standard Oil Company Fire where a Chief of the 35 Battalion in Williamsburgh made the supreme sacrifice. We have also unveiled a new Community Collections window featuring the Unicorn Collection of Amanda B. Friedman which will be on display through March.

However, it is with deep regret that we must also announce that these openings may very well mark a final chapter for the City Reliquary Museum.

As many of you know, since its conception in 2002, exhibits like these at the City Reliquary have been made possible through the grass-roots efforts and fundraising of our all-volunteer staff. We have held many benefit events, membership campaigns, and even the occasional bake sale. You may also have heard of two generous grants amounting to $33,000 in 2008 and 2009 which, to this date, we still have been unable to collect. All of these ongoing efforts have left us limping in a sense, from one month to the next, struggling to keep up with the increasing demands of a non-profit storefront museum; a monthly rent of $2,500, ever-mounting bills to cover electricity, phone/internet, insurance, and more. For the four years since opening our public museum, we have managed to tread water just enough to pay the rent from one month to the next. However, we have finally come to the point when this is no longer possible.

 

We believe we can achieve the level of support we need to truly turn this operation into the flourishing and self-supporting museum it deserves to be. To do this, we have determined that we need to raise $60,000 during the 2010 year. To make sure this is at all possible, we have set a preliminary goal of $20,000 by March 31st in order to keep the museum open.

 

You can help! So can your roommates, moms, dads, school children, and grandparents! Donating is easy: just visit our website http://www.cityreliquary.org and click on the “DONATE NOW!” button for an easy Google Check-Out one-step process.

 

This is a scary yet decisive turning point when we must either increase our capacity to properly sustain the museum, or perhaps more realistically, close our doors for good. To assure that the continued support of our loyal volunteers and donors does not go unanswered, our first goal came as more of a realization. The realization that we volunteers alone, can no longer live up to the demands of our growing museum without the assistance of a professional, paid museum administrator. At a time when raising the monthly rent has become increasingly difficult, this may seem rather overzealous. But in fact, one cannot be achieved with out the other. Our most immediate goal of $20,000 is one that will help us assure that we can afford a new part-time salaried position.

In addition, we have a number of exciting events planned for the coming months. Our new neighbors, The Knitting Factory, have pledged to host two fundraising events to help support us:

 

Thursday, February 18th 2010 - FIRE SALE: NYC Firefighter Date Auction, Doors 6:00 PM / Show 7:30 PM, Tickets are $20 and available at the door or on the Knitting Factory website: http://bk.knittingfactory.com/

 

Wednesday, March 17th 2010 - St. Patrick's Day Benefit Concert for the City Reliquary, Doors 6:00PM/Show 7:30 PM, Tickets are $20, Bands will include: Drink Me, Brian Dewan, Tiagaa!, Frankenpine, Lucky Chops Brass Band and more.

 

Here are more ways that YOU can help: Attend our awesome events!, share our calendar of benefit-events with friends, sign up to volunteer, monitor our progress toward our goals, and most importantly become a member or renew your expired membership by making a donation today at http://www.cityreliquary.org

 

The City Reliquary is truly a museum “For-the-People, Not-for-Profit”. As an official 501c3 registered charity, all donations are tax-deductible and directly support our educational programs. As it says on our door, we are “Your Community Museum” and we truly need YOUR help to survive. THERE IS STILL HOPE! Thank you for taking a moment to consider the importance the City Reliquary plays in your life and how beneficial your support is to our existence at this critical turning point.”

 

Always civic, Dave Herman, President City ReliquaryMuseum & Civic Organization

Leur site : http://www.cityreliquary.org

Pour recevoir leur newsletter et être au courant des sorties, fêtes, expos et toutes les choses sympas qu'ils organisent, vous pouvez vous y inscrire en écrivant à ce mail :

civiclist-subscribe@cityreliquary.org



New York Story 49

Fenêtre avec persiennes…

 

C'était au Continental Hostel, à Manhattan. Je n'y ai passé qu'une nuit mais j'ai eu le temps de me promener dans les étages, de parcourir les couloirs tortueux orange ou vert pomme, la pièce commune de l'entre-sol, d'admirer les vues sur les cours intérieures, les puits de lumière, et de découvrir un drôle de jardin suspendu planté dans de vieilles baignoires et des lavabos pas comme les autres …

 

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“Fenêtre avec vue”

Voilà l'occasion aussi de souhaiter une bonne année

aux lecteurs de ce blog, aux amoureux et connaisseurs de New York.

 



New York Story 48

 

Allô New York, Allô New York… (Petit clin d'oeil à Bashung)

Ici Marseille, ici Marseille…

Bonjour Paris, bonjour la terre… Allô La Planète

Cher France Inter, il est temps que je parle de vous, de vous, Eric Lange et Aneka et de votre émission pour voyageurs immobiles et arpenteurs du monde, pour les rêveurs sur planisphère et les coureurs de pays lointains, pour les cloués au lit dont les jambes franchissent les frontières chaque nuit, pour ceux qui n'osent pas encore mais qui ont un passeport tout neuf au fond de la poche…

 

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Mon passeport poétique à validité permanente

Oui, j'ai le goût de New York sur ma langue et ses lumières dans les yeux. Oui, cette ville m'inspire et je m'y balade encore la nuit, dans des souvenirs oniriques. Oui, je veux bien chuchoter dans le poste quelques lieux et quelques adresses et les partager avec des auditeurs curieux.

 

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The Brooklyn bridge, of course…

Brooklyn ! Après une apnée de quelques minutes sous l'East River, balotté dans une rame de la ligne L, vous reprenez votre souffle à la sortie étroite de la station Bedford Avenue. Vous voilà au coeur du quartier animé de Williamsburg, dans ses rues où alternent cafés, restaurants, boutiques vintage et vide-grenier quasi permanent sur les trottoirs… Si vous marchez en direction du pont, vous croiserez Grand Street et si vous tournez à gauche, vous découvrez “the french boudoir” de CC Mc Gurr : Fille de Joie, le paradis de la Fashionista newyorkaise amoureuse du vintage chic français… Cette immense boutique est un lieu où vous pourrez profiter d'un canapé moelleux et où, CC (prononcez “sisi”) et vous parlerez d'amour, des hommes, de cette petite paire de chaussures qui vous va si bien. Saluez-la avant de partir de la part de l'Amazone Bottée…

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La vitrine “by night” de Fille de Joie

Un peu plus loin, au 370 Metropolitan avenue, cherchez bien l'entrée d'un étrange et curieux musée : THE CITY RELIQUARY, un petit musée ou plutôt un cabinet de curiosités consacré à Brooklyn, à son histoire, son métro, ses habitants… Un musée créé et tenu par de gentils fous, des artistes, des farfelus amoureux de leur quartier. On est loin du Metropolitan mais près du coeur de Brooklyn…

 



New York Story 47

WHERE I AM - LÀ OÙ JE SUIS

Est-ce que cela nous rassure de savoir exactement où nous sommes ?  Est-ce que cela  a un sens d'apprendre que nous sommes sur un point, à un croisement de coordonnées, à la rencontre d'une ligne verticale avec une horizontale ?

 

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Latitude et longitude de NYC 

 

Imprimées sur le ciel d'une fenêtre grillagée, la latitude et la longitude de New York s'affichaient en noir sur bleu céleste. Je marchais au hasard des rues où je voulais me perdre : raté ! Je n'aurais jamais su plus précisément où j'étais que lorsque j'ai levé les yeux vers cette fenêtre. Alors, pour m'éloigner de ce point de certitude absolu, j'ai tourné les talons vers le sud et bifurqué plein est. Mon plan froissé est resté dans ma poche, j'ai tourné plusieurs fois de block en block jusqu'à retrouver ce sentiment diffus d'être de nouveau dans un petit triangle d'incertitude,  un triangle grand comme un mouchoir de poche où mon pied marin s'est senti comme un poisson dans l'eau !

Mais à New York, il est difficile de ne pas savoir où l'on est. La ville est pleine d'amers, ces points remarquables qui servent de repères au marin…

 

 

 



New York Story 46

 

Le temps des voeux…

 

 

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Petit collage numérique de trois photos de mur prises à New York.

Même le “Bonne année 2009″ est le fragment d'une publicité made in NY…

 

 



Articles récents

New York Story 45

“L'Histoire de l'Amazone Bottée”

The story of the Booted Amazon”

 

A poetic hunt for the tracks for the Booted Amazon in a Paris of lover's desire

 

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Voilà, l'invitation est lancée pour une grande première à New York où je vais lire et présenter mon travail autour de ce mystérieux personnage de l'Amazone Bottée…


New York Story 44

La Nuit Américaine

 

Ce matin, très tôt, le téléphone a sonné et j'ai tout de suite compris que les nouvelles étaient bonnes, là-bas, en Virginie. Depuis 1964, cet état n'avait pas voté démocrate. L'état voisin, la Caroline du Nord a aussi basculé.

La victoire est belle, magnifique, enthousiasmante. Oui les Etats Unis viennent de nous montrer que tout est possible, que de vieux schémas peuvent se transformer. C'était le moment en effet…

 

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Sur le rideau de fer d'une boutique de Williamsburg, Brooklyn

Fin septembre 2008

 

 




New York Story 43

Un jour pas comme les autres…

Par les nouvelles que je reçois, je sais que mes amis sont tous mobilisés. Chacun apporte sa pierre au rêve qui se construit vote après vote, jour après jour.

Certains ont déjà mis le champagne au frais, organisent une soirée après tous les efforts fournis pour convaincre proches, amis, voisins et même inconnus à voter pour celui qui va sans doute changer le visage des Etats-Unis. Certains aujourd'hui sont obervateurs pour surveiller le bon déroulement du vote, d'autres se sont transformés en chauffeur, quelques uns n'ont pas à hésiter à prendre un jour de congé pour être bénévole.

J'ai même reçu la photo de la machine à voter avec la petite croix apparaissant devant le nom D'Obama et de Biden. Mission déjà accomplie pour quelques uns.

Mes chers amis, en tout cas je sais que “Yes you can! ” et j'attends maintenant le coup de fil cette nuit qui va me réveiller pour m'annoncer le nom du prochain président américain.

 

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Un autocollant sur un poteau - rue de New York

 

 


New York Story 42

 

Fleurs de Bitume

Je flânais encore à New York, de prairies urbaines en gazon de parcmètre, lorsque j'ai reçu une proposition pour exposer mon travail photographique sur les jardins de cette ville. A peine rentrée, j'ai sélectionné une vingtaine de photos en couleurs qui retracent ma petite odyssée de jardins en carrés de verdure, lors de mes deux séjours là-bas, en septembre 2007 et 2008.

 

J'ai une pensée verdoyante pour Francesco qui m’a guidé dans son jardin à Harlem et qui a glissé dans ma main feuilles de menthe et piments, Shirly qui m’a ouvert le sien, toujours à Harlem, et qui m’a parlé du petit parterre qu’elle jardine, pour les Amis de la High line qui m’ont acceptée comme volontaire sur leur jardin éphémère de park(ing)day à Chelsea, Luis Rivera qui m’a accueillie dans son «Watersquash Zoo» de Brooklyn, et Thomas Bell qui m’a permis de m’allonger dans son Meditation garden de Williasmburg, également à Brooklyn…

Cette exposition aura lieu du 15 octobre au 15 novembre à Marseille, au Pain & Cie, dans le cadre de la manifestation “Jardins de ville”.

 

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Une “vraie” fleur de bitume newyorkaise

 

 

 

 


New York Letter 5

meinthethirdgarden2.jpg PARK(ing) DAY

Comment transformer le temps d’une journée une place de parcmètre en jardin avec gazon ?

 

Il suffisait de participer vendredi 19 septembre à la journée nationale et internationale (mais là je crois qu’ils sont un peu optimistes…) du “jardin de parcmètre” ou plus exactement à l’opération Park(in) day dont l’idée principale est de récupérer de l’espace public, un rectangle de bitume normalement réservé au stationnement et de créer un jardin éphémère. A New York, c’était le troisième édition et le Park(ing)Day a vu le jour à San Francisco sous l’impulsion de l’organisation REBAR.

 

Bien sûr, malgré l’aspect très spontané des réalisations, tout était organisé à l’avance, avec autorisation de la ville à mener une « street activity » avec lettre officielle, tamponnée et signée à montrer en cas de contrôle par un policier allergique au vert… Quand certains déroulent le tapis rouge, la régie des transports newyorkais a fourni aux cinquante et un jardins d’un jour des rouleaux de verdure, comme de la moquette végétale… De quoi jouer au frisbee, au scrabble, faire du yoga, s’allonger, installer de faux moutons, des chaises pliantes, des bancs, une nappe de pique-nique, des livres, un panier rempli de bagels… Et inviter les passants ébahis à venir s’asseoir, faire connaissance.

 

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Le petit bout de gazon des amis de la Highline

(Ninth av entre la 19 et 20ème street )

Volontaire pour celui des amis de la highline, j’ai passé quelques heures avec des membres de l’équipe à expliquer le principe du park(ing) day ou à parler des avancées des travaux de la High line (mais cela sera l’objet d’une autre lettre…), à regarder les gens passer, bouquiner un peu, à profiter de ce sentiment de liberté.

 

Tout près de chez moi, à Williamsburg, le premier que j’ai vu s’appelait le jardin de la méditation et a étét initié par Thomas, artiste et galeriste dans le quartier. Un troisième a été monté par des voisins. Chacun pouvait participer en s’inscrivant à l’avance pour figurer sur le dépliant avec plan de New York indiquant l’emplacement des jardins-parcs et faire ainsi la tournée de ces taches vertes poussées sur l’asphalte à l’heure du café.

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Thomas, méditant en son jardin

(Bedford av, Williasmburg)

En me baladant moi-même de l’un à l’autre, j’ai ainsi rencontré un jeune galeriste, une créatrice de bijoux australienne, une productrice de film, une urbaniste japonaise, un architecte, des jeunes lycéens, des cyclistes… Cette action, par son côté surréaliste et décalé, faisait réagir les passants, surpris et souvent amusés de voir le réel routinier bouleversé par quelques utopistes. Et quand l'imaginaire se greffe au quotidien, les gens osent se parler.

Malgré ce petit air de vacances à la campagne, on sentait parfois nous frôler un taxi, un camion d’un peu trop près, surtout sur les grandes avenues de Manhattan. L'utopie de ce Park(ing) Day a encore de beaux jours devant elle et à quand de la pelouse un jour par an sur une place de parcmètre en France ?


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